L'usine Arc France à Arques(Pas-de-Calais). ( AFP / DENIS CHARLET )
L'ancien patron d'entreprises en difficulté (Moulinex-Brandt, Vivarte, Go Sport...) Patrick Puy a déclaré mercredi à l'AFP qu'il comptait "tout faire" pour déposer une offre de reprise du verrier pour les arts de la table Arc France, qu'il a dirigé entre 2013 et 2015.
"Je vais tout faire pour déposer une offre", mais les délais sont "extrêmements courts, trop courts", a regretté M. Puy, 70 ans, espérant obtenir un report de la date limite de dépôt des offres, actuellement fixée au 28 janvier.
"C'est un dossier qui m'intéresse puisque j'ai été président d'Arc pendant deux ans et que je pense l'avoir bien restructuré et bien connaître le dossier, je regrette qu'il ait été maltraité depuis et je crois qu'il y a des choses à faire", a-t-il commenté.
Mais il ne veut pas parler de son projet et de son financement pour l'instant, n'ayant eu accès "que depuis ce matin" aux données de l'entreprise, placée en redressement judiciaire depuis mercredi dernier.
"Donc laissez-moi travailler, m'informer (...) et du reste, le jour où mon projet sera prêt, les partenaires sociaux seront parmi les premiers informés".
Timothée Durand, 49 ans, membre d'une famille d'anciens propriétaires emblématiques d'Arc, a officialisé dès mercredi dernier sa candidature pour reprendre l'entreprise, laquelle a qualifié son offre de "sérieuse" et "réaliste".
Située à Arques (Pas-de-Calais), l'usine d'Arc France, qui emploie encore 3.500 salariés à l'heure actuelle, devra être redimensionnée, a déjà estimé M. Durand.
"Ça fait longtemps qu'il aurait dû le comprendre", a taclé mercredi Patrick Puy, selon lequel "la famille Durand a été responsable de la déconfiture de ce groupe".
"Plutôt que de procéder à des ajustements qui étaient compliqués à faire, et que la famille ne voulait pas faire, ils ont nourri les fours avec des produits à gros volume et de plus en plus à basse marge", a-t-il poursuivi.
"Et quand le leader mondial commence à baisser les prix pour remplir ses fours, ça devient une catastrophe pour lui et pour l'ensemble de la filière".
Au moins deux autres acteurs, un français et un étranger, seraient également intéressés par la reprise d'Arc, mais ne peuvent pas être prêts dans les délais impartis, croit savoir M. Puy.
"C'est très dommage", a-t-il estimé, car "ce n'est pas dans l'intérêt de l'entreprise que de n'avoir qu'une seule offre, quelle que soit son éventuelle qualité".
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